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Synthèse patrimoniale des réserves naturelles régionales en Île-de-France :

Amphibiens

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13 espèces recensées sur l'ensemble des dix Réserves Naturelles Régionales d'Ile-de-France au 01/01/2011

Amphibiens_RNR

12 des 16 espèces indigènes de la Région ont été observées dans les Réserves Naturelles Régionales d'Ile-de-France. Une treizième espèce introduite en Ile-de-France, la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus), vient compléter cette liste puisqu'elle a été répertoriée sur 2 réserves. Ce résultat est considérable puisque ce sont donc 75% des espèces d'amphibiens présentes en Ile-de-France qui ont été recensées dans le périmètre des RNR, soit sur moins de 0,1% du territoire régional !

Ce résultat est significatif de la richesse écologique de ces 10 sites et confirme l'intérêt de les protéger. Un tel constat témoigne également de la diversité physiologique des réserves franciliennes puisque toutes les espèces d'amphibiens n'ont pas les mêmes exigences ne serait-ce qu'en terme d'habitat. Par exemple, bien que l'eau soit l'élément indispensable à leur reproduction, les habitats terrestres peuvent quelquefois être beaucoup plus déterminants que les habitats aquatiques pour expliquer la présence ou l'absence d'une espèce sur un site.

Il est à noter toutefois que parmi les 4 espèces franciliennes qui n'ont jamais été observées dans les RNR, on retrouve les 3 espèces considérées comme les plus rares et les plus menacées dans la Région : le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), le pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) et le triton marbré (Triturus marmoratus). Par conséquent, les RNR actuelles ne peuvent pas jouer de rôle majeur dans la protection et le maintien des populations de ces trois amphibiens et il pourrait de fait, s'avérer judicieux de proposer la création de nouvelles aires protégées dans la région sur la base de la présence de ces espèces.

De plus, à défaut d'être toutes rares, toutes les espèces d'amphibiens présentes en Ile-de-France sont protégées sur l'ensemble du territoire, sans exception ! L'intérêt de préserver des milieux qui leurs sont favorables n'est donc plus à démontrer. Pourtant même sur des territoires aussi bien étudiés que les réserves naturelles, les connaissances sur les amphibiens ne semblent pas toujours satisfaisantes. Par exemple, en Ile-de-France, les espèces les plus communes sont la grenouille verte (Pelophylax kl. esculentus) et la grenouille agile (Rana dalmatina). La première est mentionnée sur 5 réserves, la seconde sur 3 seulement ! On peut aussi noter que le plus commun des tritons, le triton palmé (Lissotriton helveticus), pourtant connu pour être une espèce ubiquiste n'est signalé que sur 3 réserves.

Ainsi, à l'image de ce que l'on observe pour les reptiles, la plupart des réserves n'ont visiblement pas fait l'objet d'inventaires approfondis ou spécifiques. D'ailleurs, les RNR qui se démarquent par un nombre plus élevé d'espèces recensées, sont sensiblement les mêmes que celles qui ressortent pour les reptiles (cliquer sur le diagramme pour comparer). Cela signifie que sur ces RNR, des inventaires herpétologiques ciblés ont été menés. Une exception : la réserve de la Boucle de Moisson (78) où 7 espèces de reptiles sont signalées contre 3 seulement pour les amphibiens. Une étude herpétologique a pourtant bien été menée sur ce site (ONF,- 2003, Suivi herpétologique, Forêts régionales de Rosny, Moisson et la Roche Guyon), mais en définitive, elle ne traite que des reptiles...

On pourrait donc s'attendre à ce que de nouvelles prospections permettent de révéler la présence de plus de 2 ou 3 espèces sur chaque site (à l'exception peut-être de certaines réserves plus particulièrement enclavées : Bassin de la Bièvre ou Iles-de-Chelles par exemple). D'autant que, sur plusieurs sites, des aménagements simples comme le creusement de mares pourraient favoriser l'apparition de nouvelles espèces. 


La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) :

Salamandra_salamandra Salamandre_tachete

Bien que cette espèce soit assez répandue, sa présence n'est signalée que sur 2 réserves : le site géologique de Limay (95) et la réserve du Val et Coteau de Saint-Rémy (78). Elle affectionne pourtant les forêts humides et fraiches de feuillus et on pourrait par conséquent s'attendre à la trouver sur plusieurs autres réserves (Marais de Stors ou Domaine de Seiglats par exemple). D'autant qu'elle peut se rencontrer dans d'autres types d'habitats plus secs ou moins forestiers. Ses moeurs plutôt nocturnes ne facilitent probablement pas sa détection...


Le triton palmé (Lissotriton helveticus) :

Lissotriton_helveticus

La plus commune des 5 espèces de tritons présentes en Ile-de-France. Il n'est toutefois mentionné que sur 3 réserves : Moisson (78), Larchant (77) et Limay (95). C'est pourtant une espèce qui fréquente une grande variété d'habitats, qu'ils soient terrestres ou aquatiques. Or, même s'il ne s'agit parfois que de mares temporaires, toutes les RNR franciliennes comprennent des milieux aquatiques indispensables à la reproduction des tritons et donc toutes sont susceptibles d'accueillir une ou plusieurs population de tritons palmés.


Le triton ponctué (Lissotriton vulgaris) :

Lissotriton_vulgaris

A peine plus exigeant que l'espèce précédente en terme d'habitat, le triton ponctué n'aurait pourtant été inventorié qu'au Marais de Larchant (77). Un signe de plus, s'il en fallait, que les inventaires herpétologiques menés sur les RNR méritent des approfondissements.

Le triton ponctué est plus terrestre que les autres espèces de tritons et il fréquente lui aussi une grande diversité de milieux humides tels que les terres agricoles, les jardins, les bois, les bords de champs, les fossés... Il serait donc étonnant qu'il ne soit effectivement présent que sur l'une des dix RNR de la Région.


Le triton crêté (Triturus cristatus) :

Triturus_cristatus

Bien qu'il soit un peu moins commun que les deux tritons présentés plus haut, sa répartition dans les RNR franciliennes reste certainement sous-estimée puisque lui aussi n'est cité qu'au Marais de Larchant (77).

En Ile-de-France, ce n'est effectivement pas le plus rare des 5 tritons, néanmoins, c'est le seul qui figure en Annexe II de la Directive Habitat-Faune-Flore relative aux espèces d'intérêt communautaire, en danger ou vulnérable en Europe. Des mesures simples pourraient donc être prises dans les RNR pour favoriser son installation et par la même occasion, assurer sa protection sur le territoire francilien.


L'alyte accoucheur (Alytes obstetricans) :

Alytes_obstetricans

L'alyte accoucheur est une espèce assez rare en Ile-de-France. Il est répertorié sur 4 RNR. C'est une espèce qui apprécie les milieux ouverts et plus particulièrement les sols nus, les éboulis, les tas de pierres, les pentes rocheuses... autant d'éléments que l'on retrouve tout spécialement dans les sablières ou les carrières. Il était donc prévisible que l'alyte soit observé sur les deux sites géologiques, Limay (95) et Vigny-Longuesse (95) qui sont tous deux d'anciennes carrières d'exploitation. La troisième réserve, le marais de Stors (95) présente des habitats plus variés mais une partie du site est aussi une ancienne carrière. Quant au quatrième site, il est moins attendu. Il s'agit du Bassin de la bièvre (92), l'une des plus petite RNR d'Ile-de-France (6 ha) et certainement la plus "urbaine" de toutes. La présence de l'espèce en milieux artificialisés a déjà été démontrée dans la région (cimetières, friches industrielles, ornières...). Néanmoins, la petite population qui semble se maintenir sur la RNR du Bassin de la Bièvre est l'une des rares qui subsistent dans les environs immédiats de Paris !


Le crapaud commun (Bufo bufo) :

Bufo_bufo Crapaud_commun

Le crapaud commun, comme son nom l'indique est l'une des espèces d'amphibiens les plus communes de France et d'Ile-de-France. On peut le rencontrer dans une multitude de milieux même s'il semble préférer les milieux relativement secs. Il est mentionné sur la moitié des RNR franciliennes et notamment sur les 2 plus petites : Iles de Chelles (77) et Bassin de la Bièvre (92). D'ailleurs les 5 réserves sur lesquelles il a été observé, attestent assez bien de sa relative ubiquité puisqu'elles ont des profils et des environnements immédiats très différents. (Moisson, Bièvre, Val et Coteau de Saint-Rémy, Larchant, Iles-de-Chelles).


Le crapaud calamite (Bufo calamita) :

Bufo_calamita Crapaud_calamite

Le crapaud calamite est rare et déterminant ZNIEFF en Ile-de-France. Comme l'alyte accoucheur, il se rencontre principalement dans les milieux ouverts sableux et ensoleillés. Il n'est signalé que sur la réserve naturelle régional du site géologique de Limay (95). Parmi les 10 RNR franciliennes, c'est effectivement celle qui correspond le plus à son habitat de prédilection. En Ile-de-France, Il est cependant présent jusque dans certains parcs urbains de Seine-Saint-Denis, à proximité immédiate de Paris, dans des secteurs très fragmentés par l'urbanisation. Ceci peut laisser espérer que pour lui aussi, des aménagements simples menés dans les RNR pourraient donc favoriser son retour ou son installation.


La rainette verte (Hyla arborea) :

Hyla_arborea

La rainette verte est aussi une espèce assez rare en Ile-de-France et déterminante ZNIEFF. Ses moeurs sont très différentes des autres espèces d'amphibiens de la Région. Par exemple, elle passe souvent ses journées sur les branches dans la canopée des buissons ou des arbres. Elle affectionne donc les milieux avec une bonne couverture végétale (haies, buissons, ronciers, arbres, lisières forestières...). Sa présence dans les RNR franciliennes est probablement sous-évaluée puisqu'elle n'est mentionnée qu'aux Bruyères de Sainte-Assise (77).


La grenouille agile (Rana dalmatina) :

Rana_dalmatina

Cette grenouille plutôt forestière est l'une des deux espèces considérées comme les plus communes dans la région. Elle n'est pourtant signalée que sur 3 RNR : Limay (95), Larchant (77) et Val et coteau de Saint-Rémy (78). Sa présence ne fait pourtant pas beaucoup de doutes dans les réserves des Bruyères de Sainte-Assise (77) ou du Marais de Stors (95) pour ne citer que celles-ci...

Ce constat est assez significatif. On s'aperçoit que les espèces "plutôt communes" ne sont finalement signalées que sur les réserves où des inventaires spécifiques (amphibiens ou herpéto) ont été menés. Les données d'espèces plus rares sont par contre mieux archivées du fait de leur intérêt patrimonial. Elles peuvent avoir été récoltées au cours d'inventaires multi-taxons où l'observateur ne signale que la présence des espèces remarquables, la présence des autres espèces semblant évidentes. Par conséquent, il n'est pas rare que pour certains groupes taxonomiques, les seules données citées dans la bibliographie concernent uniquement des espèces remarquables. C'est la cas par exemple des Bruyères de Sainte-Assise où la seule espèce d'amphibien mentionnée est la rainette verte ! 


La grenouille rousse (Rana temporaria) :

Grenouille_rousse Rana_temporaria

Un peu moins commune que la grenouille agile, elle est pourtant encore plus généraliste que cette dernière. Ses milieux de vie peuvent aller des bois aux parcs et jardins en passant par les landes ou les zones cultivées. Elle aussi n'est pourtant signalée que sur deux réserves, Larchant (77) et Val et Coteaux de Saint-Rémy (78).


La grenouille verte (Pelophylax kl. esculentus) :

Pelophylax_kl._esculentus

La grenouille verte est essentiellement aquatique et peut se rencontrer dans tous les types de milieux aquatiques présents en Ile-de-France. C'est l'amphibien le plus commun de la région. Mais en réalité, la grenouille verte n'est pas une espèce à part entière mais un klepton, hybride fertile issu du croisement entre une grenouille de Lessona et une grenouille rieuse. Pour se reproduire, les kleptons ont ensuite besoin, à chaque génération, de "voler" la moitié de leurs chromosomes à d'autres espèces. Le complexe des grenouilles vertes (Pelophylax kl. esculentus, Pelophylax lessonae et Pelophylax ridibundus) comprend donc 3 "espèces" particulièrement difficiles à distinguer morphologiquement et certaines publications ne font référence qu'au "complexe" grenouille verte sans entrer dans des identifications plus précises

Ainsi, sans certitudes quant à la distinction faites entre le klepton et le "complexe" selon les sources, la grenouille verte est signalée dans 6 des 10 RNR d'Ile-de-France et confirme de la sorte son statut d'amphibien le plus commun de la région. 


La grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae) :

Pelophylax_lessonae

En Ile-de-France, la répartition de cette espèce est mal connue, du fait de la difficulté de la détermination des différentes espèces et hybrides de "grenouilles vertes". Elle est donc considérée comme très rare dans la région et surtout particulièrement menacée par l'introduction de la grenouille rieuse. En effet, la grenouille rieuse s'hybride avec la grenouille de Lessona au détriment de cette dernière puisque l'hybride de première génération ne transmet à sa descendance que le génome d'un seul de ses parents, en l'occurence le génome ridibundus.

A l'instar de l'espèce précédente, la grenouille de Lessona habite une large gamme d'habitats aquatiques. Cependant elle semble avoir une affection particulière pour les pièces d'eau stagnantes de petite taille, peu profondes, avec de la végétation aquatique et isolées des activités humaines.

D'après les données dont nous disposons, la seule réserve sur laquelle la grenouille de Lessona a été recensée est le marais de Larchant (77). Les 3 "espèces" qui composent le complexe "grenouille verte" étant mentionnée à Larchant, il est possible qu'à terme, la population de grenouille de Lessona disparaisse du site au profit des 2 autres.


La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) :

Pelophylax_ridibundus

Introduite en Ile-de-France, la grenouille rieuse pâtit régulièrement de ce statut "d'envahisseur", notamment parce qu'elle menace la survie des populations autochtones de grenouilles de Lessona avec laquelle elle s'hybride. On parle alors de pollution génétique. Pour autant l'aire de répartition naturelle de cette espèce se situe en Europe centrale et s'étend à l'ouest jusqu'en Alsace. Par conséquent, la grenouille rieuse fait bien partie des espèces indigènes en France et bénéficie au même titre que toutes les autres espèces d'amphibiens précédemment citées, d'un statut de protection sur l'ensemble du territoire national.

Comme les deux autres "grenouilles vertes", elle peut se rencontrer dans la plupart des milieux aquatiques de la région. Elle semble même être encore moins exigeante, pouvant ainsi être aussi abondante dans les grandes pièces d'eau empoissonnées que dans les ruisseaux ou les fossés. Ses faibles exigences écologiques en plus de son caractère pionnier lui ont d'ailleurs permis de coloniser rapidement de nouveaux sites, même si il semblerait encore que, dans les secteurs où elle est en contact avec les Grenouilles vertes (P. kl. esculentus) et de Lessona (P. Lessonae), elle préfére les grandes pièces d'eaux avec des fonds minéraux aux mares riches en matière organique.

Ce dernier propos semble très bien illustré par le fait qu'elle soit signalée sur la RNR du domaine des Seiglats (77) (constitué majoritairement d'un grand plan d'eau issu d'une ancienne carrière !). Pour autant, la seconde réserve où la grenouille rieuse est repertoriée est le marais de Larchant (77) qui accueillent également la Grenouille verte et la Grenouille de Lessona et qui propose plutôt des habitats aquatiques végétalisés... 













 

Insectes

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1174 espèces recensées sur l'ensemble des dix Réserves Naturelles Régionales d'Ile-de-France au 01/01/2011


Insectes par Ordres

Les lépidoptères et les coléoptères représentent à eux seuls près de 90% des insectes observés dans les RNR ! Ce n'est pas vraiment une surprises puisqu'il s'agit des deux ordres qui hébergent le plus grand nombre d'espèces.

De plus, pour les papillons (lépidoptères), un autre facteur entre en ligne de compte. Ils sont, avec les libellules (odonates), les insectes les mieux étudiées sur le territoire régional. Lépidoptéristes et odonatologues sont beaucoup plus nombreux que les spécialistes des hyménoptères voire même des coléoptères ! Il est, par conséquent plus aisé de récolter des données en grand nombre sur les papillons et les libellules. D'ailleurs, le nombre d'espèces de libellules (odonates) observées dans les RNR d'Île-de-France peut sembler faible mais il faut le mettre en relation avec le chiffre annoncé par la Société Française d'Odonatologie qui relate 57 espèces d'odonates observées en Île-de-France pour la période 2000-2008. Ceci signifie donc que plus de la moitié (53%) des libellules observées en Ile-de-France ont été recensée dans au moins une des 10 RNR franciliennes. A titre de comparaison, les 468 espèces de papillons répertoriées dans les RNR ne représentent que 28% des espèces citées dans le Massif de Fontainebleau jusqu'en 2007. Ce chiffre n'est pourtant pas négligeable non plus puisque le Massif de Fontainebleau (77) fait partie des secteurs de France pour lesquels les connaissances sur les papillons sont les plus complètes ! Les travaux de Christian Gibeaux (Bulletin de l'Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau, 1999 n°2, vol.75) et d'Yves Doux (Bull. de l'ANVL, 2007 n°3, vol.83) ont permis de compiler les observations plus ou moins récentes et d'arriver au résultat exceptionnel de 1657 espèces de lépidoptères recensées sur ce secteur ! (dont plus de 90% sont des papillons de nuit...). Les 468 espèces notées dans les RNR franciliennes constituent donc un résultat remarquable également !

Insects_RNR

La palme de l'inventaire entomologique le plus complet revient à la réserve des Bruyères de Sainte-Assise (77) avec 490 espèces répertoriées ! Plus surprenant, malgré son caractère péri-urbain et sa nature plus ordinaire, ce ne sont pas moins de 403 espèces qui ont été inventoriées sur la réserve du Val et Coteau de Saint-Rémy (78). Ce second résultat illustre bien le fait que le nombre d'espèces répertoriées sur un territoire dépend principalement de l'effort de prospection qui a été mis en oeuvre pour l'inventaire. Ainsi ce diagramme n'illustre pas particulièrement la richesse entomologique de chacune des RNR mais donne plutôt une idée de la pression d'observation et/ou de la diversité des groupes d'insectes étudiés sur ces RNR.

Insectes Protégés Régional

37 des 104 espèces d'insectes protégés en Région Ile-de-France ont été observés dans l'une des 10 RNR franciliennes au moins, soit plus d'un tiers !

468 espèces de Lépidoptères (Papillons) :

Certainement la famille d'insecte la plus étudiée au cours des prospections naturalistes. Néanmoins, les relevés se limitent bien souvent aux rhopalocères (papillons de jours), plus aisés à identifier mais beaucoup moins nombreux en terme d'espèces que les hétérocères (papillons de nuit). Pourtant, les rhopalocères sont beaucoup moins nombreux que les hétérocères puisqu'en 2007, on recensait 121 espèces de papillons de jour observées en Ile-de-France (Doux Y., Gibeaux Ch., 2007 - Les papillons de jour d'Île-de-France et de l'Oise, Biotope, MNHN) et près de 1600 espèces de papillons de nuit !!

Limenitis_populi Glaucapsyche_alexis Melitaea_Cinxia

Nymphalis_polychloros

Aporia_Crataegi

Didymaeformia_didyma

Le site de la Boucle de Moisson (78) se démarque nettement des autres Réserves Naturelles Régionales avec 239 espèces de papillons recensées dont 6 sont protégés au niveau National et 18 au niveau Régional ! Soulignons également l'effort de prospection effectué sur la réserve des Bruyères de Sainte-Assise (77) avec 302 espèces recensées. Cependant, parmi ces espèces, aucune n'est protégée à l'échelle nationale et 3 "seulement" sont protégées en Ile-de-France.

Spilosoma.lubricipeda Euplagia_quadripunctaria Lycophotia_porphyrea
Miltochrista_miniata Eilema_griseola Catocala_fraxini

570 espèces de Coléoptères (Carabes, hannetons, coccinelles...) :

Coleo_RNR

Comme pour tous les groupes taxonomiques, le nombre d'espèces répertoriées par réserve dépend avant tout de l'effort de prospection. Chez les coléoptères, les disparités entre les réserves en terme de richesse spécifique sont plus marquées que chez les autres groupes d'espèces. Ceci peut s'expliquer par le fait que l'ordre des coléoptères renferme un nombre impressionnant d'espèces avec une variété morphologique non moins étonnante ! Il n'est donc pas rare que les entomologistes se spécialisent sur une seule famille (Staphylinidae, Carabidae, Coccinellidae, Chrysomelidae...) et par conséquent, il faut redoubler d'investissement et faire appel à plusieurs coléoptéristes pour établir un inventaire le plus complet possible.

Apoderus_coryli

Strangalia_melanura Nalassus_laevioctostriatus Valgus_hemipterus

Propylea.14-punctata

Cetonia_aurata

Lixus_iridis

Cerambyx_cerdo

29 espèces d'Orthoptères (Grillons, sauterelles...) et Mantoptère (Mante religieuse) :

Il semblerait que la Région Ile-de-France héberge 53 espèces d'orthoptères (Mari A., Les Orthoptères du massif forestier de Rambouillet, Bulletin du C.E.R.F, 2001 n°14/15). Plus de la moitié d'entre elles ont été observées sur les 8 hectares que représentent les 10 Réserves Naturelles Régionales. Il est intéressant de noter que parmi les 5 espèces protégées au niveau régional, 3 ont été inventoriées dans les RNR. Il s'agit de l'oedipode bleu (Oedipoda caerulescens), du grillon d'Italie (Oecanthus pellucens) et du Conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula) observés à eux trois sur 6 des 10 RNR franciliennes.

Pholidoptera_griseoaptera Oedipoda_caerulescens Leptophyes_punctatissima
Stethophyma_grossum Oecanthus_pellucens Mantis_religiosa

Aux 28 espèces d'orthoptères mentionnées dans ces RNR, il faut ajouter la mante religieuse (Mantis religiosa), espèce protégée en région Ile-de-France, observée sur les RNR de Limay (95), Bruyères de Sainte-Assise (77) et Moisson (78) et bien souvent rattachée aux orthoptères dans un "faux ordre" appelé orthoptèroïde.

30 espèces d'Odonates (Libellules) :

Les données dont nous disposons concernant les RNR franciliennes montrent bien que les inventaires odonates mériteraient réellement d'être complétés dans la plupart des cas. En effet, on peut considérer qu'en Ile-de-France, il n'est pas particulièrement difficile d'atteindre le chiffre de 10 à 15 espèces de libellules sur un site bien suivi. Seules 4 des 10 RNR atteignent ce seuil ! Pour bon nombre d'autres groupes taxonomiques, les RNR apparaissent comme des sites remarquables au vu du nombre d'espèces qu'elles abritent et/ou de la rareté relative des espèces qui y ont été recensées (espèces patrimoniales). Ce ne semble pas être le cas pour les odonates lorsque l'on se base uniquement sur le nombre d'espèces inventoriées dans chaque RNR. On pourrait croire qu'il s'agit systématiquement du cortège des 10-15 espèces "communes" en Ile-de-France. Pourtant, lorsque l'on regarde la liste totale des espèces observées sur l'ensemble des RNR, on atteint le chiffre plus considérable de 30 espèces (soit 53% des espèces observées dans la Région entre 2000 et 2008. Source : SFO). Ceci prouve bien que les inventaires pourraient vraiment être complétés sur certains sites où des espèces peu communes à rares ont été recensées alors que certaines libellules communes n'y sont pas mentionnées. Il est d'ailleurs parlant de noter que la richesse spécifique dans les RNR ne semble pas corrélée à la présence de milieux aquatiques de qualité, pourtant milieux de prédilection des odonates.

Odonates_RNR

On peut toutefois citer la présence de l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), espèce protégée sur l'ensemble du territoire national et inscrite à l'Annexe II de la Directive Habitat-Faune-Flore relative aux espèces d'intérêt communautaire, rares ou en danger à l'échelle européenne. La présence de cette espèce sur la RNR du Marais de Stors (95) est d'autant plus remarquable qu'elle y est connue de longue date et semble donc s'y maintenir. Des données récentes semblent confirmer sa reproduction sur le site.

Lestes_viridis Libellula_quadrimaculata Coenagrion_mercuriale
Calopteryx_splendens Sympetrum_sanguineum Cordulia_Aenea

44 espèces d'Hyménoptères (Abeilles, guêpes, fourmis...) :

Andrena_flavipes Sphecodes_albilabris Bombus_pascuarum
Anthophora_plumipes Bombus_hypnorum fourmi_indetermine

Bien que cette famille d'insecte regroupe des espèces extrêmement communes que l'on trouve très certainement dans toutes les réserves naturelles de la Région, nous manquons cruellement de données les concernant. Pour preuve, sur l'ensemble des études naturalistes consultées pour récolter les données Faune-Flore des réserves naturelles régionales d'Ile-de-France (près de 200 rapports publié entre 1990 et 2010), une seule étude fournit de véritables informations sur les hyménoptères, et il faut souligner qu'elle se "limite" aux hyménoptères apoïdes (abeilles, bourdons, andrènes, halictes etc...). En effet, à l'occasion de la rédaction du plan de gestion 2010-2021 de la RNR du Site géologique de Limay par Ecosphère (2010), Serge Gadoum de l'Office pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) a recensé 43 espèces d'hyménoptères sur la réserve dont une espèce protégée au niveau régional : le Bourdon forestier (Bombus sylvarum). Pour les 9 autres réserves, les données manquent ou sont anecdotiques (1 espèce à Larchant, 2 à Vigny-Longuesse !). Nous n'avons donc, par exemple, aucune information référencée sur les fourmis qui peuplent les RNR de la Région !


33 espèces d'autres insectes (Hémiptères, Mécoptères, Trichoptères...) :

Limnephilus_rhombicus Nepa_cinerea Euroleon_nostras

Le monde des insectes est de très loin le plus riche en terme de diversité spécifique. Sur l'ensemble de la planète, les insectes représentent à eux seuls près des deux-tiers des espèces animales connues ! Il existe donc beaucoup d'autres groupes d'insectes pour lesquels les connaissances sont bien moins avancées que pour les grandes familles citées précédemment. On a vu que des prospections supplémentaires sont encore souvent nécessaires pour compléter les connaissances sur les familles les plus étudiées. Que dire donc de tous les autres ordres d'insectes pour lesquels les spécialistes se font rares et par conséquent pour lesquels il est très difficile de récolter de la donnée. Nombre d'espèces issues de ces autres groupes (Neuroptères, Plécoptères, Ephémèroptères, Trichoptères...) sont encore trop méconnues et des renseignements sur leur abondance, leur répartition, leur phénologie, leur régime alimentaire, leur rôle dans l'équilibre d'un milieu... ou parfois même leur phylogénie sont encore à découvrir dans bien des cas ! Ainsi, au hasard des inventaires entomologiques menés sur les réserves naturelles régionales d'Ile-de-France, quelques espèces d'insectes n'appartenant à aucun des 5 ordres cités plus haut (Papillons, Libellules, Coléoptères, Orthoptères et Hyménoptères) ont été dénombrées. Il s'agit pour la plupart, d'invertébrés aquatiques répertoriés au Marais de Stors (95) au cours de l'Etude hydrobio-entomologique menée par l'OPIE en 2005. Quoiqu'il en soit,on peut dire sans trop s'avancer que ces 33 espèces ne représentent qu'un minuscule échantillon de ce que l'on doit pouvoir réellement rencontrer sur les 10 RNR étudiées ! 

Dichochrysa_ventralis Euroleon_nostras1 Panorpa_communis_2 Acanthosoma_haemorrhoidale





 

Mammifères

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46 espèces de mammifères recensées sur l'ensemble des dix Réserves Naturelles Régionales d'Ile-de-France au 01/01/2011

Mamm_familles

Le chiffre de 46 espèces inventoriées sur l'ensemble des 10 réserves naturelles régionales est particulièrement remarquable puisque l'on peut estimer que la liste complète des mammifères d'Ile-de-France comprend une soixantaine d'espèces. Cela revient à dire que 75% des espèces ont été mentionnées sur à peine 0,01% du territoire régional ! (l'Ile-de-France fait 12 000 km², les RNR représentent 8 km²)

Sans surprise, le cortège des petits mammifères (essentiellement rongeurs et insectivores) représente plus de la moitié des mammifères observés sur ces 10 RNR. Plus d'un quart (30%), sont représentés par les chauves-souris et les 18% restant se répartissent entre les carnivores et les grands mammifères.

La catégorie des petits mammifères se compose de multiples espèces d'aspect assez variés (hérisson, lièvre, écureuil, taupe, souris...). Elle inclut cependant une famille bien représentée en terme d'espèces dans la région : les muridés (Muridae). Rats, mulots, souris, campagnols...  font tous partie de cette famille.
Bien qu'insectivores et non rongeurs, les musaraignes (ou soricidae) sont souvent associées aux muridés pour former une catégorie communément appelée "micrommamifères". Cette définition sélective n'est pas unanimement admise et le terme de "micrommamifères" est parfois considéré comme un simple synonyme de "petits mammifères", incluant donc aussi taupe, ragondin, hérisson, lapin, écureuil etc.

Quoiqu'il en soit, muridés (11 espèces) et soricidés (5 espèces) représentent à eux deux, 16 des 24 espèces de petits mammifères observés dans les RNR d'Ile-de-France. 

Les chauves-souris mentionnées dans les RNR forment quant à elles une catégorie beaucoup plus homogène. Elles appartiennent bien sûr toutes à l'ordre des chiroptères et, en dehors des deux espèces de rhinolophes, elles font toutes partie de la famille des vespertilionidae (12 espèces sur 14.).

Enfin, à l'exception du renard, les carnivores sont représentés par les mustelidés (fouine, belette, putois, blaireau) et les grands mammifères recensés dans les RNR se limitent au trio francilien classique : Cerf, Chevreuil, Sanglier.

Mammif_RNR

Il semble évident au regard du diagramme ci dessus que toutes les réserves n'ont pas été prospectées de la même façon ! Bien entendu, certains sites sont plus vastes et/ou plus accueillants que d'autres. Par exemple, il est en effet très probable que la RNR des Boucles de Moisson (316 ha d'habitats variés intégrés au coeur d'une zone naturelle beaucoup plus grande) héberge plus d'espèces de mammifères que celle des Iles-de-Chelles (5 ha d'îles et îlots situés au milieu de la Marne et enclavés en milieu urbain). Par contre, le nombre d'espèces rencontrées au Bruyères de Sainte-Assise devrait se rapprocher beaucoup plus de celui de Moisson. Comme pour tous les autres groupes taxonomiques, des inventaires complémentaires sont donc nécessaires pour mieux refléter la réalité de la richesse écologique de chaque RNR. 

Pour autant, deux sites se démarquent par le nombre élevé d'espèces mentionnées. Le marais de Larchant (77) et le marais de Stors (95) rassemblent à eux deux 43 des 46 espèces recensées sur les RNR d'Ile-de-France ! Ce chiffre est considérable certes, cependant, parmi ces 43 espèces, seules 5 ou 6 espèces sont réellement rares ou très rares dans la région.
Des inventaires spécifiques détaillés, effectués sur chacune des réserves de la Région, mettraient certainement en lumière le fait que nombre d'espèces de mammifères sont plus répandus que ce que laissent croire les données existantes. En effet, beaucoup d'espèces sont discrètes ce qui ne facilite pas leur détection. De plus, inventorier les chiroptères ne demande pas du tout les mêmes compétences et pratiques que d'inventorier les micrommammifères. En plus de la relative difficulté à trouver des indices de présence pour certaines espèces (même communes quelquefois), les inventaires mammalogiques pâtissent donc de cette diversité de moeurs au sein d'un même groupe taxonomique qui oblige à multiplier les techniques d'inventaires sur un même site pour approcher l'exhaustivité. Au marais de Stors par exemple, une grande partie des données de micrommamifères est issue de l'analyse des pelotes de rejection de rapaces.

Toutefois, avec 39 mammifères recensées sur son territoire, la RNR du Marais de Stors (95) apparaît tout simplement comme un site exceptionnel pour la région ! Ce chiffre est à nuancer puisque certaines espèces citées dans la littérature ont aujourd'hui disparues du site (Barbastelle) ou n'ont pas été signalées depuis longtemps (Campagnol amphibie, Rhinolophes...) mais l'effort de prospection qui a été effectué sur cette réserve est à souligner
 

14 espèces de chauves-souris (Chiroptères) :

on compte pas moins de 11 espèces inventoriées au Marais de Stors (95) et 9 au Marais de Larchant. Cependant, il est fort probable qu'aujourd'hui, certaines espèces rares en Ile-de-France telles que la Barbastelle, le petit Rhinolophe ou le grand Rhinolophe ne soient plus présentes sur ces secteurs. (20 espèces en Ile-de-France. source : PRA chiro (en cours))


Chiro_RNR



 

Reptiles

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10 espèces recensées sur l'ensemble des dix Réserves Naturelles Régionales d'Ile-de-France au 01/01/2011


Reptiles_RNR

Le nombre d'espèces de reptiles observées dans les réserves naturelles régionales d'Île-de-France est remarquable puisque 9 des 11 espèces autochtones de la région y ont été recensées. La dixième espèce inventoriée dans les RNR francilienne est une espèce introduite : la Tortue de Floride (Trachemys scripta). Il s'agit par ailleurs de la seule espèce qui ne soit pas protégée en France.

Cependant si l'on regarde plus en détail, à savoir réserve par réserve, il apparaît que la plupart des sites mériteraient des inventaires complémentaires. En effet, si la liste globale est quasi exhaustive comparée aux connaissances régionales, il paraît surprenant que plus de la moitié des RNR franciliennes ne dépassent pas les 2 espèces de reptiles mentionnées sur leur territoire. En Île-de-France, sur des sites gérés et préservés comme le sont les RNR, on pourrait s'attendre à trouver presque à chaque fois les trois espèces les plus communes : le lézard des murailles (Podarcis muralis), la couleuvre à collier (Natrix natrix) et l'orvet fragile (Anguis fragilis). Ça n'est pas le cas. En plus, d'après la bibliographie disponible, la seule espèce mentionnée au Marais de Stors (95) est la coronelle lisse (Coronella austriaca) et l'une des deux espèces citées aux Seiglats ne fait pas non plus partie de ce trio puisqu'il s'agit de la Tortue de Floride (Trachemys scripta). Ainsi, sur ces deux RNR par exemple, la présence de la couleuvre à collier (Natrix natrix) n'est pas avérée... elle y est pourtant plus que probable !

Toutefois, si l'on se penche sur les données récoltées au Marais de Larchant (en limite Sud de la région) et dans les Boucles de Moisson (en limite Nord de la région), on retrouve les 9 espèces indigènes évoquées plus haut. Ces deux réserves s'imposent donc comme des sites exceptionnels pour les reptiles en Ile-de-France, qui semblent y avoir été bien étudiés (biblio approfondie et ancienne à Larchant ; études spécifiques à Moisson). Parmi les 11 espèces considérées comme indigènes en Ile-de-France (Lescure J., Massary J-C., Oger F., 2008 - Atlas des amphibiens et reptiles de la Seine-Saint-Denis), il ne manque que le lézard vivipare (Zootoca vivipara) et la couleuvre d'esculape (Zamenis longissimus) qui, bien que peu fréquentes, ne sont pas les 2 espèces les plus localisées ou les plus rares de la région. 

Ces deux sites ayant été bien prospecté, il est instructif de comparer les espèces qui y ont été observées. Bien entendu, la condition première à la présence de reptiles, c'est la présence de milieux favorables. Or il est à noter qu'en Ile-de-France, plusieurs espèces sont en limite d'aire de répartition, par conséquent la localisation géographique du secteur suivi peut jouer un rôle. Ainsi la couleuvre vipérine (Natrix maura) et la vipère aspic (Vipera aspis) sont des espèces plutôt méridionales. Elles ont toutes deux été observées à Larchant (sud 77), mais elles semblent totalement absentes du Nord de l'Ile-de-France et donc de la Boucle de Moisson (Nord 78), qui offre pourtant des milieux qui pourraient leurs être favorables...

(Dans un contexte annoncé de réchauffement climatique, il se pourraient que ces deux espèces progressent vers le Nord et soient découvertes prochainement en Boucle de Moisson).

L'orvet fragile (Anguis fragilis) :

Anguis_fragilis_ Anguis_fragilis

Répertorié sur 5 des 10 RNR franciliennes, il est probablement présent sur les dix (ou presque) mais son mode de vie quasi souterrain ne facilite pas sa détection. Il est surement aussi répandu que le lézard des murailles et la couleuvre à collier (les deux espèces les plus communes de la Région) mais il est simplement moins signalé.

Le lézard des souches (Lacerta agilis) :

Lacerta_agilis

Ce lézard figure dans la liste des espèces de la Stratégie Nationale de Conservation des Aires Protégées (SCAP). Le lézard des souches a en effet, été retenu comme espèce indicatrice de la richesse écologique d'un milieu par le Muséum National d'Histoire Naturelle. En d'autres termes, il fait partie des espèces dont la présence pourrait justifier prochainement la création de nouvelles zones protégées sur le territoire national.

Il est mentionné au Marais de Larchant (77) et dans la Boucle de Moisson (78).

Le lézard vert occidental (Lacerta bilineata) :

Lacerta_bilineata

Le lézard vert est une espèce particulièrement thermophile qui apprécie les milieux secs. Il est signalé sur 3 RNR : Larchant (77), Limay (95) et Moisson (78). Ces trois sites disposent en effet de milieux qui lui sont particulièrement favorables. Cependant au regard des habitats présents dans les 7 autres RNR d'Ile-de-France, on pourrait aussi s'attendre à le trouver aux Bruyères Sainte-Assise (77) , au Marais de Stors (95) et sur le site géologique de Vigny-Longuesse (95) notamment.

Le lézard des murailles (Podarcis muralis) :

Podarcis_muralis_ Podarcis_muralis

Le reptile le plus commun de la Région. Pour autant, ce statut ne l'empêche pas d'être menacé. Ce lézard souffre notamment de l'utilisation des produits phytosanitaires qui ont un impact direct sur l'abondance de ses ressources alimentaires : araignées, insectes, vers...

Ainsi, bien qu'il soit répandu quelquefois jusqu'au coeur des villes, il n'est pas mentionné dans toutes les RNR d'Ile-de-France (7 sur 10). Probablement là aussi, plus lié à un manque de données qu'à une véritable absence.

La coronelle lisse (Coronella austriaca) :

Coronella_austriaca

Bien que la coronelle soit assez rare en Ile-de-France, on peut la trouver dans des habitats très variés. D'ailleurs, les trois RNR où l'espèce a été signalée ont des profils assez différents allant des milieux secs et ouverts aux habitats plus humides et plutôt boisés. Il s'agit de la Boucle de Moisson (78), du Marais de Stors (95) et de la réserve du Val et Coteaux de Saint-Rémy (78).

Une fois de plus, des recherches plus approfondies sur les reptiles permettrait certainement de démontrer sa présence sur d'autres réserves. Par exemple, bien qu'elle puisse s'adapter à divers types d'habitats, ses milieux de prédilection restent les pelouses sèches et les landes sèches à Bruyères. Il serait par conséquent surprenant qu'elle ne soit pas recensée prochainement sur le site des Bruyères de Sainte-Assise (77) qui présente un profil idéal !

La couleuvre vipérine (Natrix maura) :

Natrix_maura

La couleuvre vipérine est une espèce déterminante ZNIEFF en Région Ile-de-France. Elle n'a été signalée que sur la réserve naturelle du Marais de Larchant (77). Deux éléments peuvent expliquer ce constat. Tout d'abord, l'espèce est très rare en Ile-de-France qui correspond à la limite Nord de son aire de répartition. Ainsi, les quelques données de couleuvre vipérine dans la région proviennent systématiquement du secteur sud (Essonne, sud Seine-et-Marne) ce qui réduit fortement ses chances d'être observée dans les réserves de la moitié nord. De plus c'est une espèce qui passe la majeure partie de sa période d'activité dans les cours d'eau.

Le Marais de Larchant combine ces deux caractéristiques indispensables. En plus d'être la réserve la plus méridionale de la région, le site est une zone humide qui se compose notamment d'un vaste complexe de canaux toujours en eau. Pour autant, les dernières observations de la couleuvre vipérine sur le site remontent aux années 1990. 

La couleuvre à collier (Natrix natrix) :

Natrix_natrix Natrix.natrix

Avec le lézard des murailles, la couleuvre à collier est considérée comme le reptile le plus répandu de la région. Elle est mentionnée jusque sur les RNR les plus petites et les plus "urbaines" : Îles de Chelles (5 hectares), Bassin de la Bièvre (6 hectares) Sur bien des sites, il s'agit du seul serpent répertorié. On la retrouve dans 6 des 10 RNR d'après la bibliographie existante mais, à l'instar de l'orvet, il est plus que probable qu'elle soit présente sur la totalité des sites. D'autant que parmi les 4 réserves où l'espèce n'est pas signalée, le Marais de Stors (95) ou le domaine des Seiglats (77) par exemple, offrent des habitats qui lui sont particulièrement favorables : milieux humides propices à la présence d'amphibiens, principale source de nourriture de la couleuvre à collier.

La vipère aspic (Vipera aspis) :

Vipera_aspis_ Vipera_aspis

Son statut francilien est très similaire à celui de la couleuvre vipérine. La vipère aspic est aussi une espèce méridionale pour laquelle le sud de l'Ile-de-France constitue la limite Nord de son aire de répartition française. Elle est donc considérée comme très rare dans notre région. Elle aussi n'a été inventoriée qu'au Marais de Larchant dans le Sud de la Seine-et-Marne, mais les dernières observations sont plus récentes puisque sa présence sur le site est encore avérée en 2010. Par contre, il est peu probable que les deux espèces aient été répertoriées sur les mêmes secteurs de la réserve puisque contrairement à la couleuvre vipérine qui affectionne les milieux aquatiques, la vipère aspic préfère les milieux rocailleux plutôt secs et ensoleillés. 

La vipère péliade (Vipera berus) :

Vipera_berus Vipera.berus

La vipère péliade a quasiment la répartition inverse de la vipère aspic. En effet, le sud de l'Ile-de-France correspond également à la limite de son aire de répartition française, mais pour elle, il s'agit de la limite sud. Par conséquent, l'Ile-de-France a la particularité d'être une des rares régions d'Europe où l'on peut rencontrer sur un même site, vipère aspic et vipère péliade. C'est le cas de la réserve du Marais de Larchant (sud 77) où les deux espèces ont été signalées. Cependant les dernières données de vipère péliade à Larchant remontent aux années 1990. La seule autre RNR où cette espèce, tout de même assez rare dans la région, a été observée, est la réserve de la Boucle de Moisson (Nord 78). Sur ce secteur, les observations sont plus récentes (2002).

Au cours de l'étude menée par l'ONF en 2001/2002 sur les sites du domaine régional de la Boucle de Moisson, de la Forêt régionale de Rosny et de la Forêt régionale de la Roche-Guyon (qui constituent un grand ensemble local), la vipère péliade ressort d'ailleurs comme la seconde espèce la plus contactée après l'orvet et les données prouvent que l'espèce se reproduit dans ce secteur.

La tortue de Floride (Trachemys scripta) :

Trachemys_scripta

Seiglats (+aurait été vue au B de Bièvre)

 
 

Réserves Naturelles Régionales

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Nombre total d'espèces(inventoriées au 01/01/2011)

3069
Plantes 1369
Flore vasculaire 1329
Bryophytes / mousses 15
Ptéridophytes / Fougères 25
Champignons 197
Oiseaux 198
Insectes 1174
Lépidoptères 468
Coléoptères 570
Orthoptèroïdes 29
Odonates 30
hyménoptères 44
Autres 33
Mammifères 46
Chiroptères 14
Amphibiens 13
Reptiles 10
Poissons 34
Arachnides 12
Mollusques 3
Autres invertébrés 13

INTERÊT PATRIMONIAL

Parmi les 3068 espèces inventoriées sur la réserve, certaines ont un ou plusieurs statuts règlementés qui leur confèrent une plus ou moins grande valeur patrimoniale. Or, la quantité et la diversité d'espèces dites "remarquables" présentes sur unterritoire délimité constituent des indicateurs pertinents pour évaluer la patrimonialité de ce territoire/cet espace. Par exemple, la présence de plusieurs espèces de plantes protégées au niveau national sur un site francilien est le signe que ce site n'estpas banal et qu'il mérite un intérêt particulier. Si sur ce même secteur, plusieurs espèces d'oiseaux appartenant à l'annexe I de la directive Oiseaux Natura 2000 sont observées, on peut considérer qu'il s'agit vraiment d'un site d'intérêt communautairefort qu'il est primordial de préserver/conserver.

211 espèces protégées nationales (PN) :

-  9 plantes (7 flore vasculaire, 2 Ptéridophytes)

- 146 oiseaux

-  9 insectes (7 lépidoptères, 1 coléoptère, 1 odonate) 

-  13 amphibiens -  18 mammifères (14 chiroptères)

-  9 reptiles

- 6 Poissons

- 1 Autre invertébré (l'écrevisse à pattes blanches)

En France, concernant les mammifères et les oiseaux, seules les espèces chassables ne sont pas protégées au niveau national et la quasi-totalité de l’herpétofaune est également protégée sur l’ensemble du territoire

79 espèces protégées régionales (PR) (ne concerne que la Flore et les Insectes) :

-  42 plantes (39 Flore vasculaire, 3 Ptéridophytes)

-  37 insectes (20 lépidoptères, 8 coléoptères, 4 orthoptères, 2 odonates, 1 hyménoptères, 2 "autres")

59 espèces de la Stratégie de Création d'Aires Protégées (SCAP) :

-  2 plantes (1 flore vasculaire, 1 ptéridophyte)

- 34 oiseaux

-  9 insectes (7 lépidoptères, 1 coléoptère, 1 odonate)

- 4 mammifères (3 chiroptères)

-  2 amphibiens

- 1 Reptile

- 6 poissons

- 1 autre invertébré

184 espèces Déterminantes ZNIEFF :

-  54 oiseaux dont au moins 31 qui répondent aux critères retenus par le CSRPN (nombre minimum de couples nicheurs ou d’individus hivernants présents sur le site pour justifier la création d’une ZNIEFF).

-  101 insectes (41 lépidoptères, 58 coléoptères, 2 autres)

-  19 mammifères dont au moins 6 qui répondent aux critères retenus par le CSRPN

 -  2 amphibiens

 -  1 Reptile

 -  7 Poissons

+ 2 espèces d’oiseaux (le blongios nain et le râle des genêts) et 1 amphibien (la grenouille rousse) menacées d’extinction en France.

STATUTS EUROPÉENS

Directive Oiseaux Natura 2000 :

  • 98 espèces dont 46 de l’Annexe I de la Directive

Directive Habitat-Faune-Flore Natura 2000 :

  • 21 espèces de l’Annexe II :

 -  1 plante (Flore vasculaire)

-  7 insectes (5 lépidoptères, 1 coléoptère, 1 odonate)

- 7 mammifères (6 chiroptères)

- 1 amphibien

- 4 poissons

- 1 autre invertébré

  • 33 espèces de l’Annexe IV :

-  1 plante (Flore vasculaire)

- 6 insectes (5 lépidoptères, 1 coléoptère)

- 15 mammifères (14 chiroptères)

- 7 amphibiens

-  4 reptiles

  • 8 espèces de l’Annexe V :

-  2 plantes (flore vasculaire)

- 1 mammifère

-  2 amphibiens

- 2 poissons

- 1 autre invertébré

Convention de Bonn :

  • 1 espèce de l’Annexe I (espèces migratrices en danger) :

-          1 oiseau (le fuligule nyroca)

  • 91 espèces de l’Annexe II (espèces migratrices dont l’état de conservation en Europe est défavorable) :

-          77 oiseaux

-         14 mammifères (14 chiroptères)

  • 64 espèces d’oiseaux Accord AEWA (Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie. 235 espèces concernées depuis 2002, soit + d'un quart observées sur les RNR franciliennes)

Convention de Bern :

133 espèces de l’Annexe II : (Espèces de Faune strictement protégées en Europe)

  • 1 espèce de l'Annexe I : (Espèces de Flore strictement protégées en Europe) : le Liparis de Loesel (pas revu en IdF depuis plus de 50 ans !)
  • 133 espèces de l’Annexe II : (Espèces de Faune strictement protégées en Europe)

-          102 oiseaux

-          7 insectes (5 lépidoptères, 1 coléoptère, 1 odonate)

-          14 mammifères (13 chiroptères)

-          6 amphibiens

-          4 reptiles

 

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